Jeunes Volontaires Sans Frontières

 

C’est un cadeau assez inattendu que les habitants défavorisés d’Eikwe, au Ghana, ont reçu juste après Noël. Des volontaires du district de Takoradi, encadrés par les coordinateurs bénévoles Kwesi Banson et Samuel Otabil, ont rassemblé tous les vêtements, toute la nourriture et tous les livres qu’ils ont pu trouver. Ils ont fait une heure et demie de route pour les livrer à ceux qui en avaient le plus besoin. En fait, ils en ont récolté tellement qu’ils ne pouvaient plus fermer les portes du camion...

 

Youth Volunteers 2Les volontaires qui ont pris cette initiative font partie de l’ONG ghanéenne Jeunes Volontaires Sans Frontières (JVSF), qui promeut le volontariat des jeunes et la mobilisation de ressources. L’objectif : améliorer les conditions de vie des personnes marginalisées.

 

Fondateur de JVSF et coordonnateur du programme, Archie Donkohest convaincu qu’un avenir durable passe par la motivation des jeunes : « Notre mission, en un mot, c’est d’intégrer l’esprit du volontariat chez les jeunes pour qu'ils soient partie prenante du développement communautaire. Nous croyons que, grâce à nos initiatives, le potentiel des jeunes peut percer, que leur énergie peut être utilisée et canalisée dans des activités qui créent des richesses et fondent de meilleures conditions de vie. Nous croyons que des jeunes motivés à s’engager comme volontaires exerceront un effet domino au profit de la collectivité tout entière. Nous voulons développer une génération de jeunes patriotes conscients de la contribution décisive du volontariat au développement. »

 

Archie Donkoh ajoute que pour les jeunes, cet « esprit » du volontariat est une question de « volonté de se motiver par eux-mêmes » à participer sans contrepartie financière immédiate à des activités qui sont de l’ordre du don. Il espère que des institutions de plus grande ampleur (tel le Gouvernement ghanéen) pourront bientôt appuyer son travail.

 

« En tant que jeune animateur, j’ai réalisé que les avantages potentiels du volontariat des jeunes étaient peu reconnus, ce qui découle des politiques du Ghana liées à la jeunesse. Nous pensons qu’en tant que jeunes, à notre échelle, nous pouvons épauler le gouvernement, qui a pour tâche de donner aux jeunes une bonne image du volontariat. »

 

Il ajoute : « Je crois que les agences et gouvernements donateurs devraient mener plus d’actions visant à encourager le volontariat des jeunes car les jeunes gens s’adaptent facilement au changement et sont davantage capables de s’assurer de la continuité des initiatives sur le long terme.

 

 

 

« Le financement est important. Les JVSF ont conçu leurs projets pour fonctionner avec des budgets restreints ou carrément sans budget. Ils ont préféré se concentrer sur la mobilisation des gens pour qu’ils donnent leur temps ou les affaires dont ils n’ont plus besoin. Mises bout à bout, leurs petites contributions deviennent conséquentes. »

 

Quand on lui demande où il trouve ces ressources humaines et comment il les motive, il indique que la majorité des jeunes qu’il a rencontrés « sont intéressés à aider, de quelque manière que ce soit. » La vraie question est ainsi plutôt comment faire pour démarrer un projet et ensuite, comment le faire durer. Les JVSF utilisent les médias sociaux, en particulier Facebook, pour faire connaître leurs campagnes et permettre aux volontaires de savoir comment et quand se mobiliser.

 

Le souvenir du 26 décembre 2011 le fait sourire lorsqu’il évoque une « fantastique réalisation » et qu’il se souvient de la distribution des cadeaux à Eikwe. « Nous avons demandé à cette communauté de quoi elle avait besoin. A notre échelle, nous avons mobilisé nos ressorces et finit par faire un don important en vêtements, chaussures et d’autres objets qui ont pu les aider. »

 

Lorsqu’il en vient aux difficultés, Archie indique à quel point ils ont besoin d'aide de la part du Gouvernement ou des bailleurs de fonds, pour pénétrer d’autres réseaux. Le financement est difficile : « à cause de ce qu’on fait d’autres organisations dans le passé, il est parfois difficile d’être considéré comme un partenaire crédible auprès d’autres organisations lorsqu’il s’agit de collecte de fonds. » Il a expliqué comment les JVSF travaillent avec d’autres organisations poursuivant des objectifs similaires, comme l’ONG Unis pour Guérir et qu’ils aimeraient beaucoup en rencontrer d’autres encore, afin d’apprendre de leur expérience et de travailler ensemble.

 

Juste avant de partir, nous avons demandé à Archie ce qu’ils voudrait dire à la communauté internationale qui va se réunir à Rio en juin, s’il pouvait s’y faire entendre. Voici sa réponse : « Je crois au volontariat. Et à la réalisation du développement durable. Les jeunes peuvent embrasser les deux. Si je le pouvais, j’inviterais les intervenants à soutenir les actions qui encouragent le volontariat des jeunes ».

 

L’équipe de Notre Action Compte a promis de faire passer le message.

 


 

Jeunes Volontaires Sans Frontières

Archie Donkoh, Fondateur de JVSF et coordonnateur du programme
P.O.BOX 252, KUMASI, GHANA
Tel.: 233(0)243203419/ 233(0)244982690

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